RDC

ACTIVITÉS

Renforcement des capacités

Protection International (PI) République Démocratique du Congo, fourni des outils et stratégies aux défenseurs afin qu’ils puissent se protéger eux-mêmes en faisant une analyse de risque informée, et puissent ensuite prendre en compte toutes les étapes pour élaborer et implémenter des plans de sécurité effectifs.
PI cherche à protéger la sécurité physique des défenseurs des droits de l’homme mais cherche également à trouver des moyens pour mitiger et faire campagne contre la criminalisation du travail des droits de l’homme par l’état incluant le harcèlement juridique, la marginalisation, et autres formes de répression de la part de l’état.

L’équipe de Protection International a renforcé la capacité de la société civile dans le Nord Kivu et le  Sud Kivu dans les domaines de la sécurité physique et numérique, à travers le réseau Ukingo Wetu dans le Nord Kivu et à travers SOS-Information Juridique Multisectorielle (SOS-IJM) dans le Sud Kivu

Dans le Nord Kivu, PI a travaillé afin de soutenir le réseau Synergie Ukingo Wetu (SUWE), comprenant huit organisations congolaises de défense des droits de l’homme de premier plan basées dans la province ; ces organisations comprennent : Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO), la Coalition des Volontaires pour la Paix et le Développement (CVPD), la Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS), le Forum des Organisations Nationales de Drois Humains (FONAHD), le Centre d’Appui pour le Développement Rural et Communautaire (CADERCO), l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), la Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI) et le Groupe d’Associations de Défense des Droits Humains et de la Paix (GADHOP).

Sécurité digitale

Les défenseurs des droits de l’homme congolais travaillent dans un environnement précaire en utilisant des téléphones portables et des ordinateurs pour communiquer et mémoriser des informations sensibles. Protection International (PI) offre des sessions d’entraînement pour équiper les défenseurs des compétences et connaissances dont ils ont besoin pour adopter de nouveaux outils et pratiques afin de minimiser les risques. Ces sessions requièrent également un suivi individuel des défenseurs et organisations afin d’évaluer l’étendue sur laquelle le soutien de PI a été transformé de façon significative en pratiques modifiées pour les défenseurs.

 

Protéger les femmes

Protection International (PI) adresse les besoins spécifiques des défenseurs des droits de la femme vulnérables dans l’Est en analysant le contexte spécifique et les risques auxquels font face certaines organisations, et les besoins des communautés de femmes qu’elles protègent.Une de ces organisations est Action des Femmes pour le Développement et la Paix (AFD), basée dans les territoires du Fizi et de l’Uvira dans le Sud Kivu.

Les discussions qui ont eut lieu avec les activistes femmes ont démontré la différence du risque auquel les femmes font face à cause de leur genre. Un tel apprentissage a aidé PI à mettre en forme sa compréhension des problèmes et de la protection de l’identité des genres. Ce travail a suivi un entraînement avec Femme au Fone en juin 2015, et avec le ré-établissement du projet plus tard en 2016, PI cherche à ré-établir son partenariat.

Depuis les interventions de PI pendant la période de déclaration, les organisations à l’intérieur de SUWE ont mis en place des systèmes d’alerte pour communiquer les messages quand leurs membres font face à des difficultés ou des dangers sur le terrain.

 

Coordonner les réponses d’urgence

Protection International (PI) soutien des interventions sur des cas de défenseurs des droits de l’homme à risque dans le  Nord Kivu et le Sud Kivu en coopération avec des réseaux de la société civile locale mis en place spécifiquement dans ce but. 

Alors que PI travaille avec des individus et organisations pour implémenter efficacement des stratégies ciblées sur la protection préventive afin de prévenir les situations d’urgence; beaucoup d’individus à risque ont conséquemment les compétences et connaissances pour mettre en place leur propre plan de sécurité afin de réduire leur propre vulnérabilité face à la violence physique, le harcèlement, l’intimidation et les arrestations arbitraires.

Dans les cas où le risque devient trop grand, PI peut offrir conseil et expertise en réponse aux urgences et si c’est relevant et nécessaire, activer ses contacts et réseaux pour prendre immédiatement la situation en mains.

 

Impunité difficile

Si des attaques mortelles ciblées sur des défenseurs des droits de l’homme ne sont pas punies, l’impunité va continuer et tous les défenseurs resteront à risque. Protection International (PI) plaide le droit au nom des individus et de leurs familles, ceux-ci comprennent Pascal Kabungulu, Floribert Chebeya,Serge Maheshe et Evariste Kasali.

 

Imposer une responsabilité plus efficace de l’état

Il est essentiel d’améliorer la réponse des acteurs de l’état quand des défenseurs des droits de l’homme sont menacés ou tués et renforcer la sensibilisation des autorités quant à leur obligation de protéger. Protection International (PI)  continue à développer des relations avec l’armée et les forces de police congolaises afin d’imposer une responsabilité des institutions de l’état au travers d’échanges réguliers. Protection International se charge également de plaidoyer à Bruxelles et Kinshasa avec les représentations internationales et autres organismes internationaux.

 

Instauration d’une législation pour protéger

Le 10 février 2016, le Gouverneur du Sud Kivu a promulgué un édit sur la protection des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes dans le Sud Kivu, suivant un plaidoyer de Protection International et de la société civile congolaise. PI continue à travailler avec les autorités provinciales du Sud Kivu pour respecter les clauses de l’édit et le faire réalité.

En suivant cet exemple, un projet d’Édit est en route dans le Nord Kivu pendant qu’un projet de loi est en train d’être voté au niveau national, après avoir été déclenché par la visite de Michel Forst, Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme pour l’ONU (UN Special Rapporteur on Human Rights Defenders) en février 2017 sur une invitation de PI pour une visite académique.