A l'occasion de la Journée internationale des droits de la femme, Protection International rend hommage à toutes les femmes du monde entier qui luttent pour défendre leurs droits et ceux de leurs communautés afin d'assurer un avenir plus juste et plus durable pour tous et toutes.

Luttant pour défendre leur culture, leur identité, leur territoire, leurs moyens de subsistance, organisées au sein d'organisations de base, de mouvements sociaux ou de syndicats,

Ce sont des paysannes, des journalistes, des universitaires, des enseignantes, des infirmières, des mères, des étudiantes, des artistes ou des ouvrières d'usine, très souvent des soignantes informelles, confrontées à des risques, des menaces, à la discrimination et à la criminalisation, tant de la part d'acteurs étatiques que non étatiques.

Et parce qu'elles sont des femmes, ou qu'elles travaillent sur les questions d'égalité des sexes, brisent les tabous sociaux, brisent les stéréotypes sexospécifiques et les lois patriarcales, elles sont également confrontées à des agressions spécifiques visant les membres de leur famille ou même provenant de leur propre famille et de leur propre communauté.

À cette occasion particulière, nous voulons saluer leurs luttes quotidiennes et permanentes contre la violence sous toutes ses formes, contre les crimes commis dans les conflits armés, contre la violence sexuelle, contre l'accaparement des terres, contre l'impunité, contre la discrimination.

Elles luttent pour le respect des droits des femmes, des enfants, des communautés économiquement et socialement désavantagées, pour les droits des LGBTIQ et pour le droit de tous et toutes à vivre dans la dignité avec leurs droits respectés et mis en œuvre.

Tout en faisant face au plus haut niveau de discrimination, les femmes défenseuses des droits humains nourrissent le monde et luttent pour un monde meilleur pour tous et toutes.

Protection International loue leur courage, leur force, leurs luttes, leur travail et leurs accomplissements, dans un contexte particulièrement difficile et malgré la discrimination dont elles sont l’objet.

C'est un honneur pour Protection International de les soutenir dans leur cheminement vers des sociétés plus justes.

 

Pour la première fois, une Résolution sur les femmes défenseuses des droits humains a été adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 27 novembre 2013, intitulée "Promotion de la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'Homme et les libertés fondamentales universellement reconnus: protection des défenseuses des droits de l’Homme/défenseurs des droits des femmes".

Voir aussi la série d'informations du HCDH sur les femmes défenseuses des droits humains

 

Voix du terrain

 



THAILANDE - Protection International en collaboration avec des défenseuses des droits humains, le photographe lauréat du prix Luke Duggleby et l'ambassade du Canada (Fonds canadien pour les initiatives locales) a publié "Her Life, Her Diary: Side by Side. Les défenseuses des droits humains 2018 " pour sensibiliser le public au travail vital des défenseuses des droits humains. Ce journal unique rassemble des histoires personnelles et communautaires, des luttes politiques et la lutte pour la défense des droits de l'homme. Le Journal donne un aperçu des défis et des victoires des nombreuses femmes qui décident de se lever pour défendre les droits humains, la démocratie et agir contre l'injustice sociale.

 

Découvrez dans cette vidéo quelqu'uns de ces portraits de femmes défenseuses!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



GUATEMALA - Le 15 février, dans le Caserío de el Tablón del Municipio del Casillas, Santa Rosa, la compagnie minière San Rafael a communiqué aux médias que son personnel était détenu par des "groupes armés" composés de membres de la communauté. En réaction à cette information fallacieuse, le Parlement Xinka et la résistance pacifique de Santa Rosa et Jalapa ont organisé une conférence de presse, soutenue par Protection International. Les défenseurs des droits de l'homme de cette résistance ont lu leur communiqué de presse, dans lequel ils ont rejeté les actes provocateurs et diffamatoires de la compagnie minière sur le territoire, y compris la manipulation médiatique.

Pour avoir défendu la rivière, ils m'ont mis en prison, m'accusant de plusieurs crimes que je n'ai pas commis. Ce modèle de développement économique a apporté beaucoup de violence dans cette région. Nous ne voulons plus imposer leurs entreprises sur notre territoire.

 

 

 

 

Photo: © The Next System Project